LA VOLONTÉ DE L’ÉTAT ALGÉRIEN DE RESPECTER ET DE FAIRE RESPECTER LES DROITS DE L’HOMME SUR SON TERRITOIRE EST CLAIRE ET FERME, ET NUL N’EST EN DROIT DE LA METTRE EN CAUSE.

 

Allocution de son Excellence Abdelaziz BOUTEFLIKA, Président de la République Algérienne Démocratique et Populaire. A l’occasion de la cérémonie d’installation de la Commission Nationale Consultative de Promotion et de Protection des Droits de l’Homme.

Le Président de la République a procédé à la désignation des membres de la Commission Nationale Consultative de Promotion et de Protection des Droits de l’Homme pour un second mandat, par décret présidentiel no 06-444 du 19 Dhou EL-Kaada1427 correspondant au 10 décembre 2006. La reconduction de son Président Mustapha Farouk Ksentini et de la plupart des membres ayant exercé lors du premier mandat atteste de la volonté politique d’assurer la continuité de la mission et de poursuivre les efforts dans le cadre de la valorisation des Droits de l’Homme. La présence de quelques nouveaux membres peut s’inscrire dans un processus dédié à l’approfondissement renouvelé de la réflexion collective au sein de l’Institution dans un esprit serein et responsable. La première réunion de l’Assemblée Générale, au lendemain du renouvellement de la composition de la Commission Nationale a été consacrée à la mise en place des différents organes. Le Président de la Commission Nationale a saisi cette opportunité pour rappeler brièvement les principaux objectifs visés, conformément aux recommandations du Président de la République contenus dans son allocation d’installation de la Commission Nationale Consultative de Promotion et de Protection des Droits de l’Homme, en date du 9 octobre 2001.

« La Commission Nationale est appelée à prendre une part importante dans la stimulation et la canalisation des évolutions sociales et politiques qui s’imposent et que commandent les aspirations individuelles autant que les exigences du destin collectif de la nation ». Si la Commission Nationale a travaillé auparavant dans un contexte imposé par la situation sécuritaire avec, entre autres, la question des disparus, il est permis de souligner, que dans sa nouvelle composante, elle va évoluer dans l’ère de la réconciliation nationale dans un climat apaisé, propice à mieux accomplir la tâche qui lui incombe. Définie par Le Président de la République comme « organe de surveillance et d’alerte, d’évaluation et de proposition, elle est, de par sa nature et les missions qui lui sont assignées, à la fois un espace d’écoute des citoyens, un centre d’investigation, un cadre de réflexion et une force d’impulsion ». Ce sont là, assurément, les points d’ancrages fondamentaux qui véhiculent les principes directeurs ayant servi de base aux activités des différents membres et des sous-commissions permanentes tout au long de l’année 2007 , année importante par le rythme à imprimer aux activités de démarrage du second mandat de la Commission Nationale. A travers les cinq délégations régionales qu’elle comprend et grâce au concours de correspondants activant sur le territoire national, la Commission Nationale a la possibilité d’enregistrer les pulsations réelles de la société civile au regard des Droits de l’Homme dans leur diversité.